Chasse aux produits toxiques… via MS-Windows!

Un banal logiciel américainEn 2008, environ 200 produits potentiellement toxiques sur 23 000, au Canada, seront évalués par le gouvernement. Depuis 2007, le fédéral a d’ailleurs baptisé cette opération « Le Défi » en raison de l’ampleur de la tâche qui les attend.

Ce n’est pas beaucoup mais bon, c’est mieux que rien.

Alors que les citoyens canadiens s’imaginent des groupe d’experts hautement spécialisés travaillant en équipe, dans des laboratoire ultra-modernes, pour identifier les dangers chimiques qui menacent les Canadiens et bien, ce n’est hélas pas la réalité.

Oubliez la « science fabriquée à Hollywood », comme celle que l’on voit notamment dans des émissions comme CSI:Miami puisque dans les faits, l’évaluation des dangers chimiques se fait via… MS-Windows!

Et oui, alors qu’un Canadien sur deux est attaqué par les tumeurs et autres cancers, le gouvernement fédéral s’efforce d’évaluer le danger de 12 à 20 substances chimiques à tous les trois mois — rien de bien convaincant pour rassurer ces mêmes Canadiens qui sont bombardés par des milliers de ces substances… à tous les jours.

Les 16 derniers verdicts de danger viennent d’être publiés et 11 de ces molécules sont désormais considérées comme dangereuses et en conséquence, doivent être éliminées ou strictement contrôlées. Le bisphenol était l’une d’entre elles.

Lorsqu’on apprend que 11 molécules sur 16 sont dangereuses et qu’il y en a environ 23,000 qui circulent librement, on est en droit de sonner l’alarme.

Ceci dit, le plus surprenant dans cette histoire n’est pas la proportion inquiétante de molécules dangereuses qui nous attaquent quotidiennement mais bien la manière dont le gouvernement fédéral arrive à ses résultats.

Allons-y par étape:

  1. Le ministère concerné demande aux fabricants des informations sur leurs produits;
  2. Les fabricants, armés d’études prouvant que leurs produits sont totalement inoffensifs, font parvenir des montagnes de renseignements au ministère concerné (au Canada, selon Monsanto, même les BPC sont inoffensifs — wow);
  3. Le ministère concerné, tel un bon boyscout, accepte « le pitch » des fabricants sans en étudier véritablement le contenu;
  4. Les produits des fabricants se retrouvent alors dans les magasins puis, entre les mains des consommateurs, sans autre contrôle;
  5. Les molécules dangereuses peuvent alors attaquer les citoyens Canadiens sur une base quotidienne, sans risque d’être découvertes, à moins de faire partie de la vingtaine de molécules chimiques étudiées sérieusement, à chaque trois (3) mois.

En ce qui a trait aux « études sérieuses », elles ont lieu ailleurs que dans les laboratoires (là où elle devraient pourtant avoir lieu) puisque c’est en entrant les « dessins » de molécules dans un logiciel informatique fabriqué par l’Agence de protection de l’environnement américaine (EPA) qu’on finit par apprendre si une molécule est toxique.

En plus des bogues potentiels dans le logiciel, le simple fait qu’il vienne de l’EPA, un organisme américain sous le contrôle de l’administration Bush, devrait nous inquiéter au plus haut point.

Par exemple, au début de mai 2008, YouTube et les médias nous ont dévoilé le scandale des scientifiques mis à pied par l’EPA.

Leur crime?

Avoir osé s’opposer aux grandes compagnies de produits chimiques!

L’agenda de l’administration Bush n’annonce rien de bon pour les citoyens américains et il en va de même pour les Canadiens qui voient leur gouvernement fédéral utiliser un logiciel « pro-Bush » pour identifier les molécules dangereuses et toxiques qui sont, dans la majorité des cas, issues de fabricants contribuant à la caisse politique de cette administration présidentielle hautement contestée et dénoncée (par les membres du Parti républicain eux-mêmes).

Vous ne trouvez pas que ça fait beaucoup d’incestes, en faveur de l’industrie chimique?

Et la sécurité des citoyens canadiens, dans tout ça?

À l’évidence, elle ne pèse pas lourd dans la balance. En soi, il s’agit d’un glissement susceptible de conduire à des conséquences irréversibles pour la santé des Canadiens mais aussi pour notre environnement.

Avec l’utilisation —exclusive— du logiciel MS-Windows de l’EPA pour identifier les molécules toxiques, on peut se demander pourquoi il ne se fait plus de science indépendante, libre de tous ces conflits d’intérêts, au Canada parce qu’il faut se faire à l’idée que les fabricants nous ont toujours caché la contamination provenant de leurs produits.

À quand un politicien fédéral qui aura suffisamment de droiture pour corriger cette situation inacceptable?

Tags: fabricants, produits chimiques, molécules toxiques, consommateurs, gouvernement fédéral, canada, canadiens, politiciens, administration bush, epa, environnement, tumeurs, cancers, santé

Défenseurs de l’environnement… à la québécoise!

Le génie, le savoir-faire et la passion pour l’innovation des québécois se reflète aussi dans le très bouillonnant marché mondial de l’environnement.

Avec le réchauffement climatique, un nombre exponentiel de compagnies de toutes tailles savent que désormais, polluer aura un prix de plus en plus lourd à payer, bien au-delà des économies liées aux « exploitations sales » qui coûtent moins cher mais qui polluent beaucoup plus.

Environnement vert, au Québec!Comme il existe des façons plus intelligentes d’exploiter les ressources sans cesse plus convoitées de notre petite planète bleue, la multiplication des fonds d’investissements verts donnent encore plus de raisons aux pollueurs traditionnels de revoir, en profondeur, leurs façons de faire.

Pour y arriver, ces compagnies qui veulent faire de l’argent tout en épargnant, un tant soit peu, notre écosystème font appel à certains de nos fleurons entrepreneuriaux québécois du domaine de l’environnement. Faites connaissance avec certains d’entre eux, parmi les plus connus.

  • SNC-Lavalin, Montréal – Firme d’ingénierie-conseil ayant développé une spécialisation en sciences de l’environnement, en génie de l’environnement et en géotechnique.
  • Boralex, Kingsey Falls – Production d’énergie habituellement associée aux initiatives vertes, notamment l’hydroélectricité, l’éolien, les résidus de bois et la gaz naturel.
  • Mesar / Environair, Québec – Conception, ingénierie et vente de systèmes de traitement des émissions atmosphériques et des rejets industriels contaminés.
  • Énergie Matrix, Pointe-Claire – Systèmes de production d’énergie renouvelable pour le chauffage, la ventilation et le séchage de produits basés notamment sur l’énergie solaire, l’hydroélectricité et l’éolien.
  • Biothermica Technologies, Montréal – Systèmes pour le traitement thermique des gaz, le contrôle de la pollution de l’air et la valorisation des biogaz ainsi que de la biomasse.
  • Énergie PGE, St-Jean-Port-Joli – Conception et fabrication d’éoliennes de petite puissance, variant entre 25 et 35 kW qui s’avèrent idéales pour les villes et sites isolés, les résidences, les chalets, les pourvoiries ainsi que les commerces et industries.
  • CO2 Solution, Québec – Systèmes pour la capturation du CO2 rejeté par les cheminées industrielles et sa transformation instantannée en ions de bicarbonate inoffensifs et recyclables.
  • Enerkem Technologies, Sherbrooke – Construction de centrales de gazéification des déchets domestiques. Le gaz ainsi obtenu s’avère non-polluant et sert même à produire de l’électricité.
  • Groupe RSW, Montréal – Services-conseil en ingénierie spécialisée, entre autres dans les études environnementales, la gestion environnementale et la caractérisation ainsi que la restauration des sites contaminés.
  • Marmen, Trois-Rivières – Fabrication de tours d’éoliennes, usinage de composantes destinés aux usages hydroélectriques mais aussi les autres énergies renouvelables.

Au rythme où la planète se réchauffe, il nous faudra beaucoup de détermination pour nettoyer le gâchis environnemental actuel mais en voyant ces compagnies offrir des alternatives plus vertes avec autant de doigté, il semble encore permis d’espérer que les québécois feront plus que leur part pour un avenir plus vert où il fait bon vivre.

Tags: environnement, gaz à effet de serre, pollution, alternatives vertes, énergies vertes, énergies renouvelables, géotechnique, éolien, solaire