Regard sur le logement au Québec

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Où logent les Québécois?Le dernier recensement de Statistiques Canada dressant un portrait fidèle de la situation du logement, au Québec, remonte à 2001 et pourtant, 6 ans plus tard, c’est encore fort intéressant.

Les 2,973,925 ménages québécois doivent tous se loger, c’est un incontournable. De ce nombre, une proportion de 46% habite une maison individuelle, 48,8% a opté pour de petits immeubles et seulement 5,2% se trouve dans des immeubles de 5 étages ou plus.

Avec un nombre moyen de 2,4 personnes par ménage, qui occupent 0,41 pièce par personne, la proportion de propriétaires conjoints des logements s’élève à 58% et de manière individuelle, les femmes sont proprios à hauteur de 44,7% et les hommes à 66,4%.

Les logements dont il est question dans le recensement de 2001 ont été construits avant 1946 dans une proportion de 15,1% et après 1980 à 29,5%, comme quoi les logements plus récents ont la cote.

Généralement parlant, les ménages locataires sont des personnes seules alors que les propriétaires sont constitués majoritairement de couples avec ou sans enfants. Qui plus est, au Québec, la production récente de logements est dominée par les maisons individuelles sur tout le territoire sauf sur l’Île de Montréal.

Ce qu’il y a d’encourageant dans les chiffres plus récents de 2005, c’est que sur un total d’environ 17,000 nouvelles constructions résidentielles, au Québec, 887 étaient des maisons écoénergétiques certifiées Novoclimat, selon l’Agence de l’efficacité énergétique.

Économiser chaque mois sur les factures liées à la consommation d’énergie, ça fait une énorme différence dans le budget des ménages qui ont la chance d’habiter ces nouveaux logements mieux pensés.

D’ailleurs, au chapitre des revenus des ménages, ils sont évidemment plus élevés chez les propriétaires alors que les locataires consacrent une part très importante de leurs ressources au logement, à la nourriture et aux vêtements. L’aide gouvernementale s’avère décisive pour 230,000 ménages québécois moins favorisés qui bénéficient d’une aide au logement, par l’intermédiaire des divers programmes de l’État.

À l’heure des défis démographiques (vieillissement de la population, vagues d’immigration), assurer un accès équitable à des logements de qualité, tout spécialement aux ménages les plus démunis, doit demeurer une priorité pour tous les intervenants.

Maisons vertes, “co-housing”, quartiers pour aînés, demeures bigénérationnelles et condos conçus pour les célibataires sont autant de miroirs des transformations spectaculaires de nos modes de vie guidés par l’évolution démographique ainsi que les grands courants de société, en matière d’habitation.

Avec près de 80% de la population québécoise qui habite en zone urbaine et des projection à la hausse pour les prochaines années, les enjeux liés au logement continueront d’intéresser les ménages de notre belle province.

Tags: logement, québec, immeubles, résidences, maisons, propriétaires, locataires

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Passer du crédit facile à l’épargne

Apprendre à dire OUI à l’épargneDe 1981 à 2006, l’épargne des ménages québécois, en pourcentage du revenu après impôt, a fait une chute vertigineuse passant d’un respectable 17,9% à un maigre 1,2%.

Il s’agit d’une situation causée, en bonne partie, par la montée fulgurante du crédit. Comme aux États-Unis, le crédit facile abonde au Québec. Il suffit de compter le nombre d’offres de prêts non sollicités et de cartes de crédit à la consommation qu’on se fait offrir pour constater l’ampleur du problème.

La naïveté des jeunes couplé à un grave manque d’éducation à l’économie familiales constitue un terreau fertile pour les requins du crédit facile. Une fois accros au crédit, le cercle vicieux de l’endettement excessif transforme une situation financière difficile en dépendance à long terme.

Le nombre sans précédent de faillites déclarées par de jeunes Québécois, souvent âgés d’environ 25 ans, ne devrait laisser personne indifférent.

Au fait, pourquoi tant d’attrait pour la consommation gloutonne alors que l’épargne serait un choix bien plus sage? Tout simplement parce qu’au Québec, on n’épargne plus, on s’endette, publicité oblige.

Se laisser entrainer dans le rêve d’une offre sans les taxes et étalée sur plusieurs mois peut vite devenir un cauchemar financier si la planification préalable aux achats n’a pas été correctement menée. La vaste majorité des consommateurs qui ne savent pas comment dresser un budget représentent alors des proies naturelles pour les marchands qui misent sur l’accès facilité au crédit pour mousser, illico-presto, leur chiffre de vente; qu’importe les conséquences pour les individus désormais pris, avec plus ou moins de gravité, au piège de l’endettement.

Les dettes boulimiques qui côtoient les épargnes microscopiques des consommateurs ont de quoi inquiéter, pour l’avenir pas si lointain. Par exemple, en 1985, une famille québécoise qui avait un revenu de 20k$ après impôt avait une dette de consommation de 4k$. De nos jours, la même famille (toutes proportions gardées) dispose d’un revenu de 40k$ après impôt mais a contracté une dette de 16k$. Ainsi, bien qu’on gagne 2x plus, on est 4x plus endetté.

Cette situation soulève donc des inquiétudes pour notre vie personnelle mais aussi pour notre avenir collectif. Pourquoi? Parce qu’on travaille moins longtemps qu’avant tout en vivant plus vieux. Remontez de quelques générations, on travaillait pendant 50 ans (de 15 à 65 ans) et on passait ensuite une dizaine d’années à la retraite, soit 5 ans au travail pour chaque année de retraite. Comparé à notre époque où l’on travaille pendant 40 ans (de 20 à 60 ans) pour prendre ensuite une vingtaine d’années de retraite, on arrive à seulement 2 ans de travail pour chaque année de retraite.

Afin de conserver le même niveau de vie au moment de notre retraite, nous devrions donc épargner 2x plus mais comble du malheur, nous épargnons 10x moins!

Si vous avez rejoint les rangs de ceux qui consomment à crédit au-delà de vos moyens, tenez-vous le pour dit, votre retraite risque d’être bien maigre. Tellement maigre en fait, qu’il se pourrait bien que vous ne puissiez jamais cesser de travailler… pour payer vos dettes accumulées. Au Québec, il y aura toujours la pension de vieillesse (du Canada) et le supplément de revenu garanti mais c’est bien spartiate pour boucler un budget.

Le choix d’épargner doit venir des individus puisque les institutions financières mettent plutôt leurs efforts à tenter de vanter les mérites du crédit car un “client” endetté s’avère bien plus payant qu’un autre qui n’a aucune dette et s’applique à épargner de façon systématique. Au plan collectif, il faut promouvoir l’importance d’épargner au moins 5% de son revenu, idéalement dans des véhicules à l’abri de l’impôt.

Même si l’épargne constitue un frein à la consommation immédiate, elle empêche rarement de vivre dignement.

Dire non au crédit pour dire oui à l’épargne doit devenir le nouveau réflexe des Québécois pour se défaire, une fois pour toutes, des lourdes chaines économiques qui briment notre avenir et empoisonnent notre quotidien.

Tags: crédit, épargne, dettes, faillites, économies, prêts, avenir, québec

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